Partagez | 
 

 Il fait froid. Et alors ? ║ PV Aetyhs Affilion ║

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Eden Hatcliff

avatar

Messages : 3
Points : 7
Date d'inscription : 24/06/2012
Age : 20
Localisation : De l'autre côté.

Feuille de personnage
Âge: 21 ans.
Race: Humaine civile, et fière de l'être.
Pouvoir:
MessageSujet: Il fait froid. Et alors ? ║ PV Aetyhs Affilion ║    Mar 26 Juin - 18:35

« Il faut se contenter de ce que l'on a », diront toutes personnes un tant soit peu philosophes. Mais quand l'on a plus ce que l'on possédait, que faire ? Si la chose en question nous tient à coeur, alors rien de mieux que d'aller la chercher.

Là était tout le problème. La jeune femme poussa un cri, étouffé par l'oreiller dans lequel son visage était enfoncé. Sur le ventre, le corps étendu sur son matelas poussiéreux posé à même le sol, elle se mit à battre des pieds et des poings, comme voulant lutter contre quelque chose à l'intérieur d'elle-même. Cela faisait bien trois ou quatre jours qu'elle n'était pas sortie de son atelier – enfin, de son appartement où s'entassaient quantités de matériaux nécessaires à l'art –, passant des heures entières à compléter quelques toiles les unes après les autres. Dans un placard se trouvaient des aliments en conserve, des plats à réchauffer, des bouteilles de boissons ; bref, la demoiselle s'était préparée, comme à son habitude, à tenir sans même ouvrir sa porte d'entrée. Mais ce qui devait arriver arriva, aussi déplaisant soit-il. Ses vivres étaient vidés plus de moitié et, surtout, surtout, plus une seule goutte de peinture ne remplissait ses pots. Il fallait se rendre à l'évidence : elle devra sortir jusqu'à la supérette du coin pour un ravitaillement d'urgence. Cette idée la fit gémir et rouler sur le côté, tombant de son lit. Ha, flemme, quand tu nous tiens...

Eden dû malgré tout se résigner. Se relevant mollement, elle détacha son tablier d'art pour l'accrocher au chevalet sur lequel reposait un tableau visiblement loin d'être terminé. Plongeant sa main dans une des poches de la blouse couverte de taches de peintures, elle en sorti un pinceau dont elle effleura délicatement la brosse. Elle se mit à lui chuchoter en souriant, comme s'adressant à un être cher :


« Tu viens mon petit ? On part en balade. »

Sur ses mots, elle l'enfouit gentiment dans la poche d'un manteau noir, qu'elle revêtit ensuite. Boutonnant la veste jusqu'en haut, elle enfonça l'un après l'autre ses pieds dans des bottes à lacets, saisit un large sac en plastique et quitta son logement. Dévalant rapidement les escaliers, elle poussa la porte de l'immeuble et fit lentement un pas dehors. L'hiver devait bientôt se terminer, pourtant la ville était toujours entièrement recouverte de neige. Chaque bâtiment, chaque plante, chaque être un tant soit peu immobile se retrouvait affublé d'une douce parure laiteuse. La jeune femme resserra un peu le col de son haut, un souffle blanchi par le froid s'échappant de ses lèvres. Quelle idée de sortir ainsi par un temps pareil ! Et dire qu'elle n'avait en dessous de son manteau qu'une robe – courte, en plus de ça – et de simples collants rayés de noir et de blanc. Bien heureusement, son manteau descendait jusqu'au niveau des genoux, permettant de conserver autant de chaleur que possible.

Elle se mit en route, ses pas crissant sur le tapis de flocons. Elle prenait plaisir à admirer le paysage, qui malgré toute sa beauté était devenu nocif pour tout oeil n'étant pas dissimulé derrière un verre teinté. En effet, les rayons du soleil, bien qu'étouffés par d'épais nuages grisâtres, rebondissaient tout de même avec force sur l'épaisse surface argentée, agressant de pauvres rétines innocentes.
Les joues rosies, elle soufflait dans ses mains. Elle notait dans un coin de sa tête qu'il fallait penser, en plus de peintures et de nourritures, à acheter des gants, une écharpe, des lunettes de soleil... Oh, et pourquoi pas une doudoune, aussi. Eden n'avait rien contre l'hiver, non, mais elle préférait de loin les saisons plus chaudes où elle pouvait librement se promener sans avoir quantité de vêtements sur le dos. Toutefois, marcher dans la neige était, selon elle, une sensation que tout être se devait de ressentir au moins une fois dans sa vie. Le doux son que produisait cette étrange matière gelée quand on y posait le pied, l'impression de marcher sur un nuage, et... Ah !

Elle eût comme premier le réflexe de vouloir reculer, entraînant une violente rencontre entre son talon et le bord du trottoir, la faisant basculer en arrière dans un cri d'étonnement, tombant rudement sur le bas du dos. Cette chute était due à la surprise du refroidissement soudain de ses chaussettes : les flocons s'accumulant sur ses bottes – non prévu pour de telles escapades – finissaient par fondre, pénétrant le tissu de ses chaussures, mouillant de façon brutale ses pauvres orteils à présent frigorifiés par une eau glaciale. Pour combler le tout, son écroulement direct dans la neige recouvrant le bitume avait grandement humidifié l'arrière de son manteau, et sa robe subirait bientôt le même sort si l'envie de rester assise-là la prenait de manière inattendue.
Se redressant tant bien que mal – la forçant à poser sa main sur le sol, trempant sa manche par la même occasion –, elle épousseta ses vêtements de ses mains. N'était-ce pas son jour ? Elle songeait l'espace d'un instant à rentrer chez elle avant qu'un accident plus grave arrive. Mais si elle faisait ça, elle ne pourrait pas peindre ni manger pendant bien longtemps et finirait donc par mourir de faim, de soif, et ruinée car elle n'aura plus de toiles à vendre, et...

Hé ! On se calme. De ses paumes de mains, elle tapota contre ses tempes, comme voulant revenir sur Terre. Si elle faisait attention, elle pourrait arriver à la supérette en un seul morceau... non ?
La jeune femme plongea sa main dans sa poche, caressant son pinceau dans un geste rassurant. Gonflée d'une confiance nouvelle, elle traversa la route de façon décidée, tout en restant prudente – n'allons pas nous faire écraser par une voiture. Après tout, il n'y avait aucune raison qu'elle ne parvienne pas au magasin. Elle y allait d'ailleurs une ou deux fois par semaine, elle connaissait donc le chemin par coeur. Elle prit une rue piétonne à sa droite, s'engouffra dans une large ruelle à sa gauche, continua tout droit pendant plusieurs mètres, emprunta de nouveau une allée, et... Ha, y avait-il un cul-de-sac ici, avant ? Quelque peu perplexe, elle fit demi-tour. Bien sûr, elle s'était trompée : il suffisait de tourner dans cette direction pour arriver... devant chez elle ?

La demoiselle regardait par là où elle était arrivée. Elle se savait ne pas avoir le sens de l'orientation, mais elle s'avouait intérieurement que là, cela atteignait des sommets. Elle recommença, suivit plusieurs routes différentes, fit la même erreur de nombreuses fois, tombait également... Elle finit par interpeller des personnes qui lui indiquèrent la bonne route. Ce fut, elle le savait, sa meilleure idée de la journée. C'est donc au bout de longues minutes qu'Eden parvint devant la supérette. Le bâtiment était grand, lumineux, au point qu'il lui apparut comme un Graal moderne. Dans un vrombissement léger, les portes s'ouvrirent et elle fit un pas à l'intérieur.
Elle sentait la douce chaleur de radiateurs, invisibles à l'oeil, l'envelopper tout entière, les bruits que produisaient les caisses à la sortie, les gens déambulant à travers le magasin... Tout lui était splendide, bien que ce ne soit pas son cas. En effet : pour commencer, elle était trempée de la tête aux pieds. Ses cheveux, d'un rouge flamboyant, partaient à leur guise dans tous les sens. Un trou s'était formé dans un de ses collants et ses bottes produisaient un « floc » à chaque pas, imbibées d'eau, le tout lui donnant des airs de sans-abri assumé.

Mais la jeune peintre s'en fichait. Trop heureuse d'avoir atteint le lieu qui lui permettrait de survivre encore quelque temps, elle leva brusquement les bras et poussa un hurlement de joie, attirant les regards. N'y faisant pas attention, elle saisit un caddie à l'entrée et se mit en quête des rayons l'intéressant. Elle commença à remplir son chariot d'un tas de boîtes de conserves, de boissons en tous genres – notamment des liquides sucrés –, alla même attraper quelques paquets de gâteaux... Eden, goinfre ? Si peu.
Quand elle jugea avoir pris de quoi se nourrir encore assez longtemps, elle décida de trouver le coin vendant les pots de peinture. Ah, mais, y en avaient-ils, au moins ? Commençant à être agacée de tourner pour rien, elle interpella un homme passant juste à côté d'elle, lui agrippant brutalement le bras :


« Excusez-moi, vous savez où je peux trouver de quoi peindre ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aetyhs Affilion

avatar

Messages : 181
Points : 207
Date d'inscription : 25/02/2012
Age : 21
Localisation : ...Entre mon café et mes dessins ! 8D

Feuille de personnage
Âge: 22
Race: Anges
Pouvoir:
MessageSujet: Re: Il fait froid. Et alors ? ║ PV Aetyhs Affilion ║    Mer 27 Juin - 11:28

Aetyhs marchait dans la neige. Comme toute créature humanoïde normalement constitué qui sortait en oubliant sa veste dans la froideur de cet hiver, il mourrait de froid, ses orteils avait atteint le stade du non-retentis et il avait les doigts bleuis par ce traitement inhabituelle. Mais pourquoi diable était -il sortit dehors par ce temps glacial, me direz-vous ?

Pour savoir cela, il faudrait remonter le temps jusqu'à environ une demi-heure, quand Aetyhs était encore un Ange, et pas un Ange-glaçon. Il était dans cette période heureuse de son existence journalière dans un lieu qu'on appelait chambre d'étudiant, ou, pour les mauvaises langues, placard à balai, tellement l'espace de survie qu'offrait ce lieu était réduit. Si on devait le localiser plus précisément, on pourrait dire qu'il était au bureau de cette pièce, et même ajouter qu'il était en compagnie de ce qui semblait être une élève, dans un cours de soutien personnalisé. Les deux êtres parlait visiblement entre eux, de cours, ce qui semblait à tous point de vue normal. Ce fut le départ de l'Ange qui posa en fait problème : il oublia sa veste sur la chaise de l'élève en difficulté, ce qui expliquait l’absence du précieux tissu pour le protéger du froid hivernal. Le temps qu'il s'en rende compte et qu'il retourne à la chambre de la fille, celle-ci était déjà partit avec ses amies, laissant le pauvre Anges seul devant la porte de palier de la fille. Et comme c'est un palier-balcon, il donnait tout droit vers l'extérieur, et vers l'hiver et la neige.

Mais, me diriez-vous, et sa chambre ? Il loge bien dans le campus ? Et bien, le malheureux avait laissé les clefs de son antre dans sa veste : le résultat était tel que le pauvre professeur était coincé dehors, sans moyen d'appeler du secours, car l'appareil portable était également dans le manteau. Une seule chose est bonne à retenir de cette leçon, sortez couvert !

Mais, le jeune homme ne tenais pas à se laisser mourir de froid : son instinct lui soufflait de se rendre à un endroit ou il pourrait trouver une source de chaleur suffisante pour le réchauffer, justement. Il se mit à accélérer le pas pour se rendre dans cette petite supérette de quartier qui ne se trouvait pas loin de sa position actuelle, à cinq ou dix minutes de marche tout au plus. Il marchait vite, en se frottant les bras, et expira ce léger nuage de fumée que les être chaud produisent en soufflant quand l'air est glacial. Il traversa sans encombre les rue déserte de la ville, et arriva devant la petite échoppe. Il savait par avance que la supérette vendait des boissons chaude, car il y était déjà allé deux ou trois fois, et il entra donc dans la boutique, un léger sourire aux lèvres, sans doutes grâce à la satisfaction de ne pas mourir congelé à l'extérieur. Son regard détailla les rayons disponible et il aperçu son meilleur ami en cette froide journée d'hiver, le distributeur de boisson !

Il se jeta dessus, et entreprit de détailler la liste des consommations disponible, avant de faire son choix sur un chocolat chaude. Sa main plongea dans la poche ou se trouvait son argent habituellement et... Il aperçut avec regret que son porte-feuille, qui lui servait aussi de porte-monnaie, était resté dans sa veste. Il kacha un juron colérique, avant de frapper l'appareil électrique, qui n'avait pourtant rien fait. Une voix retentit alors dans son dos, le faisant sursauter :


"On ne frappe pas la machine."

Celui qui avait parler, et fait sursauter notre cher professeur, se trouvait localisé derrière le comptoir. Notre Ange se retourna pour voir son interlocuteur et le détailler : c’était un sexagénaire, aparament gérant de la boutique puisqu'un livre de compte était ouvert devant lui, -et un mots croisée, signe que la boutique recevait pas beaucoup de client à cet heure -, il avait un début de calvitie et un individu avisé et assez téméraire aurait pu lui conseiller de se raser complètement le crâne ou de s'acheter une perruque, pour sauvegarder l'honneur. La perruque aurait même du être coloré pour lui donner un air plus jeune, et il aurait fallut refaire toute la garde-robe du grand père, car les vêtement semblait daté du XIXème siècle. M'enfin, Aetyhs n'aurait jamais le courage de lui dire cela.

Je... Excusez-moi... Monsieur.

Aetyhs n'eut pas le courage - ou la folie - de contrarier ce pauvre vieux proche d la retraite, et il encaissa remontrance et remarque acerbe sur les jeune pendant une demi-heure. Ce fut sans doute l'intervention de cette femme qui sauva Aetyhs du discours moralisateur -et barbant- du vieillard - elle lui tira le bras, le faisant pivoter, et, tout en le regardant droit dans les yeux, lui demanda d'une voix claire et précise :

« Excusez-moi, vous savez où je peux trouver de quoi peindre ? »

Aetyhs aurait béni cette jeune femme si elle ne lui avait pas posé de question si étrange, le lissant assez surpris : de quoi pendre ? Pourquoi voulait elle de quoi peindre ? Etait-elle une artiste ? Il détailla la jeune femme et son look vestimentaire, avant de trancher pour oui : après tout, les artiste n'avait-il pas ce grain de folie dans leur manière de ce vêtir ? Il chercha une réponse adapté, et la trouva, toute simple et bête, bien qu'il l'a formula autrement que le "je sais pas..." de ses élèves.

Je n'en n'ai aucune idée... Peut-être que le gérant vous renseignera mieux que moi... Mais, vous savez, je crois me souvenir qu'il y a une boutique de peinture dans la rue piétonne, à quelque minute d'ici à pied...

Il aurait presque accompagné sa sauveuse si elle le lui demandait, mais, le presque tenait surtout à la distance qu'il allait devoir parcourir dans le froid. A quand le retour des beau jour, se dit-il tout en regardant la jeune femme, en attendant une hypothétique réponse. Il ne voulait que que l'hiver s'arrête, lui...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Il fait froid. Et alors ? ║ PV Aetyhs Affilion ║

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Ici, il fait froid.
» Quand la neige s'illumine. [Aku]
» Fait froid, c'est moche, j'en ai marre.
» SCOOP : Il fait froid dans les montagnes. [Capture + Jenny]
» [RMT OU] Il fait froid wesh

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
» L A W ' S - K I D S :: La Ville ▬ E S P A C E RP :: Centre Ville :: Petite supérette-