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 Malchance. [PV Hay]

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Luca A. Sean
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MessageSujet: Malchance. [PV Hay]   Ven 2 Sep - 18:19

    Le bruit de ses pas qui n'avaient pas la même résonance annonçaient déjà sa venue. Sa grande habitude était, comme le répand si bien sa réputation, frauder. Toujours il venait narguer la police et de plus en plus. Et à chaque venue, son humeur remontait de façon fulgurante. Seulement pas une seule personne n'était là. Aussi, c'était assez logique, il était dans de petites ruelles, un sourire légèrement moqueur scotché au visage, les yeux pétillants de vie. Les bras croisés derrière le crâne il fait le ciel. Le blondinet s'était comme toujours levé tôt et c'était habitué à la chaleur ambiante. Le soleil montait de plus en plus haut, le matin devenait bientôt midi. Il était bel et bien seul. Et, tel un gamin, s’amusa a passer sa main droite sur le grillage comme un le fait habituellement avec un bâton. Il entendit un bruit et stoppa tout de suite son passe temps. Il chercha vers le haut, là d'où provenant le bruit. Pourtant rien.

    Bien entendu il ne s'arrêta pas de marcher et bien entendu, il ne vit pas le poteau qui avait poussé en dehors de son champs de vu. Il s'immobilisa ainsi, lâchant quelques injures mâchés. Ce qui lui aurait fallut, s'il était superstitieux, était un fer a cheval et trèfles à quatre feuilles. Son habit rouge qui était entre une cape par sa longueur et un manteau par sa coupe voleta un moment avant qu'il ne recule de quelques pas, une main sur son visage rouge. Son humeur était entachée. Quel abruti lui avait fait il donc perdre son attention?

    Il reprit sa route un peu plus méfiant. L'idée de se faire suivre par par un espion lui parcouru le crâne rapidement, si rapidement que par réflexe il se tourna et recula rapidement. A nouveau il se prit un poteau. Cette fois ci il marmonna plus rageusement avant de voir le poteau s'écrouler... Non ce n'était pas ça... Merde alors. Il s'étala au sol, n'ayant toujours pas repéré ce qu'il avait percuté.


(*se suicide par ce que c'est trop court*)










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Hay Ströss

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MessageSujet: Re: Malchance. [PV Hay]   Ven 2 Sep - 19:03

Je marchais. C'est tout con, j'avais rien d'autre à faire. Quand on vit en ville et qu'on déteste la société, on a pas grand chose à faire. Le boulot marchait mal. Qui veut d'une fille pour laver ses vitres ? Pfeu. J'vais leur apprendre moi. Ouais, vraiment, je leur montrerais un jour si je ne suis pas capable de laver correctement une vitre. Pourquoi tout les clichés montrent des gars costauds en train de rendre une vitre luisante ? Pourquoi jamais une fille ? Encore plus, pourquoi jamais une fille de la rue ?
Parce que la publicité ne se vendrait pas. Voilà pourquoi. Putain de société, je la déteste vraiment. Les gens veulent voir des personnes belles et propres, avoir l'illusion que le monde marche à la perfection. On ne me la fait pas moi. Le monde n'est pas beau. Pas avec cette société, ce gouvernement. Le pire dans tout ça c'est que les gens le savent. Ils préfèrent se mentirent. Pathétique. Vraiment.

En attendant, je divague, je me parle. Pas étonnant que personne ne me donne du boulot. Cinq ans sont passés, ça en fait. On devrait ce remettre au boulot, mais après ce jour-là, celui d'il y a 5 ans, je me demande si c'est la solution. Créer une autre armée ? Se refaire massacrer ? Il nous faudrait être plus nombreux, c'est sûr. Mais...

“Qui est le con qui a mis ses poubelles là ? On met pas de poubelles au milieu d'une rue ! Encore moins en plein centre ville !”

Les gens me regardent. Quoi ? Je devrais me taire, et regarder où vont mes pas. Passer inaperçue. Un gamin me regarde. Quoi ?! Ah. Mon cache-œil. La sale chose me gratte. L'oublier c'est mieux. Je tourne au coin de la rue. Tiens une ruelle. Ici, personne ne passe, les gens ont peur de ceux de la rue. A leur place, je me méfierais plutôt de la société. Enfin c'est leur problème.

Soudain, la chute. Encore une poubelle. Quelle ville crasseuse ! Très discret de ma part si, si. Et je voulais passer inaperçue ! Malgré le bruit des poubelles, je parvins à entendre un autre bruit. On dirait des pas... Des pas ? Non. On en marche pas ainsi, pas avec une résonance différente. Le bruit s'est arrêté. J'ai dû rêver. Ça m'arrive, surtout en ce moment, il faut que je me concentre.
Un autre bruit. Maintenant des injures. Au moins ce n'est pas un aristo, les aristo ne parle pas ainsi. Mes oreilles ne m'avaient pas trompées, il faut que j'ai plus de confiance en elles, ça devient urgent. Reprendre la marche, c'est tout ce qui me reste à faire. La ruelle dessine une courbe légère, l'être doit se trouver de l'autre côté, hors de mon champs de vision donc. J'évite de faire du bruit, on ne sait jamais.

Le tournant est là, je le passe. Un type, c'est bien ce que je pensais. Mais avec une cape, et une capuche. Mais serais-je trompée ? Serait-ce un de ces aristos qui tentent de passer inaperçu parmi le peuple durant leurs quelques sorties en plein centre ville ? Non, il n'aurait pas injurié de la sorte. Surement pas un aristo donc. Le type regarde vers le ciel. Il y a quelque chose là haut ? Je regarde dans la même direction, tout en continuant d'avancer. Bizarre, il n'y a rien. Je baisse les yeux. Le type recule. Vite, trop vite. Je m'arrête, c'est trop tard. Le voilà à terre. Je le regarde un instant, un court instant. Vite, reculer dans l'ombre. Ne pas se faire voir. Un espion ?

Là, entre la crasse et l'odeur nauséabonde des déchets, j'attends.
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Luca A. Sean
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MessageSujet: Re: Malchance. [PV Hay]   Ven 2 Sep - 19:53


    Il se releva rapidement, sentant toujours une présence. Ce fut un pigeon qui passa devant lui. A la fois vexé et incrédule face a l'oiseau l'ayant perturbé a ce point, il resta perplexe, redressé, la capuche de retour sur ses épaules. Ses yeux enfantins d'un doré peu comparable fixaient l'animal, toujours avec la même tête ahurie. Celui qui était connu par ses infractions et reconnu par sa taille et son étrange façon d'être vêtu se releva, fixant un trottoir. Lui qui pensait s'être fait prendre dans les filets de l'armée, il n'avait été cerné que par un pigeon et un trottoir. A cet instant son visage s'illumina et un éclat de rire se fit entendre. Un un rire digne d'un enfant. Un rire qu'il n'aimait délivrer qu'en présence de ses amis le plus proche ou bien seul... Un rire pour se moquer de la situation. Car en effet si l'armée n'arrivait pas a l'attraper une ruelle et un animal l'avaient capturé. Il se tint le ventre, crispé, tenant de calmer son fou rire. Pour finir il se calma dans une dernière expiration et observa à nouveau les nuages, toujours ce sourire amusé si rare.

    Le pigeon envolé, il se sentait toujours aussi observé. Son regard changea du tout au tout, de nouveau impassible, le visage beaucoup plus hargneux. Si personne n'était réellement là, personne ne l'entendrait alors autant demander...


      « Qui es là? »


    Son regard hautain parcouru avant tout le toit, puis autour de lui. Le seul endroit qu'il restait fut l'ombre un peu plus loin... Il y planta son regard calculateur, cherchant le moindre signa de vie. Il s'assura que sa veste cachait bel et bielle son auto mail tout comme ses gans, détestant les regards surprit, curieux ou emplis de pitié qu'il avait l'habitude de voir tout comme le flot de questions qu'ils posaient à la suite.










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MessageSujet: Re: Malchance. [PV Hay]   Ven 2 Sep - 20:34

( Arf c'est court je sais ;.; )

Le corps crispé, le dos complétement écrasé contre le mur au point que ça me faisait mal. La personne se releva tandis qu'un pigeon passait en face de lui. Et là, le type - ou devrais-je dire le gamin vu ça taille - éclata de rire. Non mais je rêve ? Je me cache d'un gamin qui a eu peur d'un pigeon ? Je régresse, je régresse. La peur ainsi passée, je pus me détendre légèrement. Au moins, mon dos me faisait moins mal. Le rire du gamin retenti pendant encore quelques minutes. C'était un son agréable, force m'est de l'admettre. Je fus même tentée de m'approcher, mais non, ce pourrait être une ruse. Non, pas un rire si enfantin. Je dialoguais ainsi avec moi même lorsque le son s'arrêta. La ruelle redevint tout aussi silencieuse qu'avant.

Et là, j'eus conscience de la réalité. D'une absurde réalité. Absurde au point que j'eus honte. Moi, Hay Ströss, celle qui avait réussi à créer une émeute il y a d'ici 5 ans pour renversé le régime se cachait d'un gamin qui riait aux éclats devant le vole d'un pigeon dans la crasse et la misère. Pathétique. Tout aussi pathétique que ces moutons de la société. Non mais vraiment.

Le cours de mes pensées fut encore interrompu par le gamin. Pénible celui-là.

« Qui es là? »

Non. Je n'avais pas à avoir honte. Parce que en réalité ce n'était pas la voix d'un gamin. Je redevins méfiante, si ce n'est plus que ce que j'étais déjà. Et alors que j'hésitais entre me montrer ou rester cachée, il sembla s'assurer de quelque chose. Quelque chose au niveau de son bras. Voulait-il cacher une différence ?
C'est cela que me décida. Je vérifiai rapidement si mon bandeau était bien en place et je m'avançai, tout en le détaillant. Sans dire un mot. Mon père m'avait répéter bien avant son départ et durant toute mon enfance que ma voix, c'était mon identité. Je ne donnerai jamais mon identité à un inconnu. Jamais. je le lui est promis -promesse que je rompais à chaque fois que je rencontre un imbécile dans la rue.
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Luca A. Sean
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MessageSujet: Re: Malchance. [PV Hay]   Ven 2 Sep - 21:18


    Durant un instant rien ne se passa. Il faillit reprendre sa route, croyant que la démence l'avait atteint mais non. Quelqu'un était là. Ce fut une jeune fille qui l'observant. D'un coup d'oeil discret, il la détaillait a mon tour. La première chose que j’aperçus fus son bandeau où il ne s'attarda pas. Il savait ô combien un regard pesant sur quelque chose de qualifié d'anormal était gênant et... affreusement énervant. Il l'avait regardé tout comme le reste de son corps, sans la moindre réaction. Elle n'avait rien dit ce qu'Edward trouva tout à fait... louche. Passons. Elle était loin d'être laide, ses cheveux blancs accentuaient sa particularité et lui donnait un air plus mature. Pourquoi? Aucune idée, sans doute lui rappelait elle quelqu'un. Son teint était a peine mate, contrastant avec sa chevelure. Son seul œil visible était jaune, un jaune des plus profonds... Elle semblait méfiante. Soit c'était un espion, soit c'était dans sa nature. Ainsi, il ne bougea pas la regardant pour finir par pencher la tête. Sa bonne humeur était toujours présente et il se répéta donc une nouvelle fois, faiblissant sur son air froid.

      « Tu es? »

    Jamais il n'avait vouvoyé. Jamais il ne s'en était pris la peine car, franchement, quelqu'un lui arrivait il à la cheville? Là était son raisonnement. S'il parlait seul, sans doute aurait il rajouté un " Après tout, je suis un prodige! ". Un prodige certes, mais à un certain pris. Cependant, tout ceci était reposé sur sa façon de pensée, son son raisonnement, l'échange équivalant, ou plus répandu sous on n'a rien sans rien. Et l'échange qu'il avait du accomplir contre son savoir fus son bras droit. Chose qu'il ne savait s'il devait la regretter. Le jeunot resta tout à fait normal, ne se tracassant pas sur ses auto mails. C'est justement en faisant cela qu'on repérait qu'il y avait quelque chose d'étrange en lui. Il paraissait confiant. Aucunement il ne craignait la jeune femme, non pas qu'il soit l'un de ceux qui croient en l'infériorité des femmes, non il savait de quoi elles étaient capable, Winry en était bien la preuve. Il faut dire qu'armée de sa clé anglaise, Edward la craignait énormément. Oh, pire! Oui, maître Izumi! Y avait il pire? Furieuse elle devenait incontrôlable et les nombreuses roustes qu'il s'étaient pris en témoignait bien. Surement n'arriverait il toujours pas à la battre a présent. Car dans sa mémoire, c'était en lisant qu'elle lattait les deux gringalets... Il espérait au moins lui faire poser son livre. Tandis que son esprit vagabondait en ces moments heureux qu'il tenait à cœur, il regardait celle en face sans vraiment la voire. Il était claire qu'il rêvassait, voyant son regard toujours observant droit devant et l'air absent qu'il avait.










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MessageSujet: Re: Malchance. [PV Hay]   Sam 3 Sep - 19:47

- court et moche, j'aime pas TT -

Le type me détailla. “Tss, on ne me regarde pas comme ça”. Voilà ce que je pensais jusqu'à ce que je me rende compte que je faisais la même chose. Hum, c'était assez gênant. Il avait apparemment des cheveux longs, blonds, qui semblaient attachés sur le derrière du crâne. Un trasvesti ? -PAN- Il était de petite taille - ce qui expliquait pourquoi je l'avais pris pour un gamin. Un nain ? Non il n'en avait pas l'air. Les nains avaient un corps disproportionné, avec des bras étrangement long, comme ceux d'un adulte. Or lui, ce n'était pas son cas.
Il était habillé tout en noir, portant par dessus une cape avec une capuche, tout deux rouges, avec - si j'avais bien vu lorsqu'il m'avait percutée - un caducée en noir dans le dos. Des gants blancs en guise de mains, il ne faisait pas froid pourtant. Sans doute un frileux. Ou bien comme je l'avais supposé, il cachait quelque chose. Voilà pourquoi mes yeux ne s'attardèrent pas sur ce détail, pour ne pas le mettre mal à l'aise. Je savais ce que l'on ressentais dans les cas contraires.
Une fois que mes yeux se furent lassés de se balader sur le petit blond, je levais la tête, le regardant dans les yeux. Ils étaient dorés. C'était la première fois que j'en voyais des pareils. Très beaux d'ailleurs, je devais l'admettre.
Il n'avait pas l'air d'un espion... Mais je restais sur mes gardes, un principe.

« Tu es? »

Là, je devais répondre. Je ne voulais pas passer pour une cinglée. Et merde. J'envoyais donc balader la promesse et en chemin la mauvaise conscience en répondant :

Hay.

C'était amplement suffisant. Je laissais passer un court instant avant de me rappeler que je ne le connaissais pas non plus. Je rompit à nouveau ma promesse en ajoutant un petit

Et toi ?"

Sans le vouloir, ma voix était devenue légèrement distante, méfiante, alors que j'avais essayé que l'inverse se passe, soit, que je paresse amicale. On ne sait jamais, peut être qu'il serait intéressé par notre guérilla. Et pour ça, il fallait être amicale. C'était raté. Tant pis.
Je le fixait toujours, observant le moindre mouvement. Des années dans la rue rendaient méfiant, peut être un peu trop.

Le vent fit voler un sac en plastique entre lui et moi. J'attendais une réponse.

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MessageSujet: Re: Malchance. [PV Hay]   Sam 3 Sep - 21:00


    Méfiante. Ils n'allaient pas avancer comme ça. Cependant, Edward ne voulait pas faire le premier pas. Il n'avait pas besoin de qui que ce soit et si elle, ne cherchait pas le moindre dialogue, il continuerait son chemin.. Elle l'observait toujours sans qu'il ne bronche. Elle répondit donc, délivrant son prénom.

      Hay.


    Elle avait finalement répondu. Et jamais Ed n'avait entendu de nom pareil. La jeune fille semblait de plus en plus particulière... Il était court et simple. Bien qu'en l'appelant, on puisse croire appeler quelqu'un dont on ne connait pas le prénom, du genre "Hey toi là!". Durant un instant il y eut un silence pesant. Que dire d'autre? Demander directement qui elle était, plus précisément paraitrait louche. Un mal à l'aise se fit ressentir chez lui. Oui bien et maintenant? Elle reprit ensuite.

      Et toi ?"


    Il en dirait autant. Si son nom ne lui était pas connu, ce n'était pas bien grave au contraire. Un sachet de plastique passa, poussé pas le vent, entre les deux jeunots. Encore une fois, il se cru dans un film. Sauf qu'il ne se regardaient pas dans le blanc des yeux... Du moins, elle le regardait dans les yeux. Ils n'allaient pas dégainer une arme de nul part tout de même? Bien, pour une fois il répondrait poliment et correctement.

      « Edward Elric, enchanté. »


    Oui, bon ce n'était pas l’excellence non plus avec ce ton neutre. Mais au moins il n'avait pas mâché ses mots ne faisant preuve d'aucuns intérêt. Edward n'était pas méchant, loin de là, il était juste distant. Certes, il ne rechignait pas contre le fait de se faire des amis, mais il n'en avait pas absolument besoin. C'était un point qu'il jugeait de neutre. Il posa son regard curieux sur le lieu où elle se cachait. Dans l'ombre.


      « Qu'est ce que tu faisais là dedans? »











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MessageSujet: Re: Malchance. [PV Hay]   Dim 4 Sep - 20:15

Un “Edward Elric, enchanté.” transperça l'air. Son ton ne m'en donna pas l'impression - qu'il était enchanté s'entend. Il n'était pas agressif, non, juste neutre. Mais quand même. Et je ne devais pas avoir l'air plus accueillante. Ce qui pour ma part était totalement compréhensible; lorsqu'un imbécile doublé d'un nain regardait le ciel en quête d'un pigeon et qu'il vous heurtait c'était une chose. Mais en plus qu'il m'eut demandé mon nom. Ah je l'avais oubliée celle-là, la mauvaise conscience qui revenait désormais. J'étais bien partie pour un dialogue avec moi même, histoire de me disculper. Mais voilà, il y avait l'autre en face de moi. Que lui voulais-je déjà ? Rien. Ah si, il fallait que je m'informe, au sujet de la guérilla. Chose que tout compte fait je n'avais pas tellement envie de faire.

Malheureusement, l'inconnu ne tarda pas à reprendre la parole, après avoir jeté un regard curieux sur le tas d'ordures où je me trouvais quelques instants plutôt. Mes yeux suivirent son regard.

« Qu'est ce que tu faisais là dedans? »

Ah. Question délicate. Bien, bien, que faisais-je là dedans ? Je me cachais. De quoi ? D'un gamin et d'un pigeon. Évidemment, il était exclus de dire que je faisais autre chose. Que faire d'autres dans un tas d'ordure ? Chercher à manger. Je ne répondrais pas ça, non. Je n'étais pas désespérée au point de m'humilier, pas encore. De plus il méritait que je sois honnête... Vraiment ? Je n'en étais pas convaincue. Bon, va pour la vérité, je n'avais pas tellement je choix.

Bonne question. Il faudrait bouger ce tas d'ordures de là non ?

Ah. Ma bouche en avait décider autrement. C'était peut être mieux ainsi, ça m'évitait des explications. Tiens, le cache-œil se manifeste de nouveau. J'arrêtai mon bras à mi-chemin de mon œil, si je me grattais, ce sera pire. L'idée de l'enlever traversa vaguement mon esprit. Non, bien sur. J'en avais envie mais non, il y avait l'autre. Ah oui, l'autre. Entre temps, j'avais repris mon observation. Était-il un parasite ou un civil ? (Non mais ces quoi ces noms ? C'est quoi cette société ?). Du premier j'en doutais, il ne serait pas en plein centre de la ville. Du second, il n'en avait pas l'air. Un gars de la rue ? Non, il me connaîtrait. J'optais donc pour parasite. A moins qu'il ne soit un espion. Et dans ce cas j'étais bien dans la merde. Car comme une conne, je lui avais donné mon nom. Mon nom. Ah, de nouveau la conscience. Je l'envoyais balader de nouveau, accompagnant l'acte psychologique par un vague mouvement de la main gauche, comme pour éloigner une mouche.
Mon regard se porta sur le toit. Je pourrais toujours fuir par là si les choses tournaient mal, les containers entassés tout contre le mur pourrait m'y aider. Fuir, c'est tout ce que je pouvais faire, je n'avais pas d'armes sur moi. Après tout, j'étais en balade et je pouvais toujours comptais sur mon pouvoir en cas de problème. Mais j'espérais ne pas en arriver à là. Je tenais à mon œil droit.
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MessageSujet: Re: Malchance. [PV Hay]   Dim 4 Sep - 21:02


    Elle sembla réfléchir un moment, comme pour chercher sa réponse. Etrange...

      Bonne question. Il faudrait bouger ce tas d'ordures de là non ?


    Bonne question... Bonne question? Euh... Oui? Elle enchainait sur une question. Pourquoi bouger ça? Sur le visage d'Edward, on pouvait parfaitement lire la surprise teintée d'un léger amusement. Elle ne voulait rien dire d'elle, ce qui en soit, le distrayait. Elle était loin d'être banale. Tranquillement, le jeunot s'assit en tailleur, puis posa à nouveaux ses yeux dorés sur Hay. Elle approcha sa main de son oeil, ce que le blondinet trouva d'assez louche. Finalement, elle renonça et regarda la toit. Il fit de même. Rien.

      « Qu'est ce que tu redoutes ? »


    Il n'avait pas pris la peine de répondre à sa question qu'il jugeait d’inutile. Continuer dans le faux était tout bonnement ennuyeux. En lui demandant cela ses yeux s'étaient teintés d'une maturité rare pour son age, il aimait voir comme il le faisait. Observer, conclure. Trouver le vrai du faux. Comprendre. Apprendre. il se demandait pourquoi tant de méfiance. Ce ne devait pas être une parasite. A moins que celle ci ne soit jamais venue au village et qu'elle soit restée près de la ville. Après tout, Ed n'avait pas vu son frère qui lui se trouvait dans la ville. Il s'étira, faisant craquer ses os, son qu'il trouvait désagréable. Il posa ses mains un peu décalée du reste du corps, légèrement penché ainsi en arrière. Il doutait qu'elle lui réponde bien qu'il ait retiré toute trace de menace de sa figure. Le vent souffla encore, faisait voler leur cheveux selon leur bon gré. Ce fut la première fois qu'Ed parut sympathique envers l'inconnue, il lâcha un bref sourire de coin.
    Il lui semblait bien que nous soyons Mardi. Mardi, à midi. Cela ne l'aida pas réellement car surement les employés avaient leur pose déjeuné. Il ne put donc pas savoir si elle était réellement Parasite. Son attitude ne changea pas bien qu'intérieurement, il bronchait de ne pas percer ce secret qui régnait autour d'elle. Quand à celui qui concernait son bandeau, jamais il ne poserait la question. Du moins pas pour le moment. C'était beaucoup trop indiscret. Edward, prenant son compte comme exemple, ne demandait rien à un parfait inconnu ou une simple connaissance tout ce qui tournait autour du passé. Il savait à quel point cela mettait mal à l'aise et que l'envie de répondre était totalement nulle. Ce que faisait souvent le jeunot, répondant à moitié ou pas du tout et dérivant sur un autre sujet, parfois même avec ses amis les plus proche. Sortir du lot ne l'avait jamais réussit, il essayait de paraitre le plus normal possible... Non ce n'était pas cela. Il restait lui même, il voulait juste que physiquement, on le trouve normal malgré son accoutrement. Il savait la limite dont il disposait et laisser son bras et sa jambe totalement voyant lui attirerait surement des ennuis et un sacré coup au moral.










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MessageSujet: Re: Malchance. [PV Hay]   Jeu 8 Sep - 19:45

Je regardais ailleurs lorsqu'il me répondit.

« Qu'est ce que tu redoutes ? »

La phrase me fit poser les yeux - ou devrai-je dire mon œil - sur sa petite personne. Il regardait également vers le toit. Mmh, aujourd'hui je ne n'étais décidément pas discrète. Lorsqu'il baissa enfin les yeux, ces derniers semblaient changer, plus matures peut être. Dans tous les cas, son regard ne me plut pas. Il y avait un trop dedans.
Autre chose avait changé. Il était assis en tailleur. En tailleur au milieu d'une ruelle. Pas banal le gamin. Soit il était totalement barré ou inconscient, soit il s'en fichait royalement de moi et me considérait comme inoffensive. C'était vexant. Dans les deux cas. Pauvre nain va !
Maintenant il faisait craquer ses articulations, il s'étirait, ses os craquaient. Quel bruit désagréable. Il semblait décontracté. Devant moi. Décontracté devant moi. Non, vraiment, il n'était pas de la ville, ou du moins, pas de la rue. Aucun type, aussi bizarre soit-il ne se serait tenu ainsi devant moi. Jamais.
Mais ce dernier geste avait beau être vexant, il me décida à répondre. Je ne donnerai aucune information. C'est tout.

Que les poubelles bloquent la ruelle.

C'est alors que je remarquai, avec un peu de retard certes, qu'il avait finit par sourire. Un petit sourire en coin. Tout à fait charmant... et séducteur. Essayait-il de me soustraire des informations ? Il fallait avouer qu'il était assez étrange, avec ses sauts d'humeur. D'ailleurs, lui aussi semblait redouter quelque chose quelques instants plutôt. Tant qu'à faire, autant demander, il connaissait déjà ma voix de toutes façons. Ainsi j'ouvris de nouveau la bouche, les sourcils légèrement haussés :

"Et toi ? Que craignais-tu ? Surement pas un pigeon non ?"

Sans vraiment m'en rendre compte, je le tutoyais. Après tout, lui aussi en avait fait de même... Mais enfin, un inconnu. Malgré toutes ses années passées dans la rue, cela me dérangeait. Non pas que l'on s'adressa à moi de cette façon, plutôt que ce soit moi qui l'employa. C'est sans doute l'une des dernières marquent qu'il me restait de ma vie d'aristo. Un aristo connaissait toujours les bonnes manières. On vous les mettait dans le crâne de telle sorte qu'elles n'en sortaient jamais. Pourtant, il semblait que j'étais en train de me soigner. Voilà quelqu'un chose qui me mettait enfin de bonne humeur. Ou presque.
Cela dépendait apparemment du petit rigolo en face de moi.
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MessageSujet: Re: Malchance. [PV Hay]   Jeu 8 Sep - 21:46

Que les poubelles bloquent la ruelle... En quoi ça la regardait? Elle habitait ici? Et en profiterai donc pour se faire aider? Edward resta perplexe. Euh... Répétons. Elle craignait que les poubelles bloquent la ruelle... C'était une blague? Non elle paraissait on ne peut plus sérieuse. Avoir peur une chose si... Futile. ou bien elle avait fait exprès de répondre a coté de la plaque. Donc soit elle était abrutie soit elle était louche.

" Et toi? Que craignais tu? Sûrement pas un pigeon non? "

Sur le moment, il se demandait de quoi pouvait bien parler la jeune fille. Mais ce ne fut qu'un moment et il se remémora les instants ou il pensait être suivi. Hm, il avait du mal a admettre qu'il craignait quelqu'un. Il n'avait en effet reelement peur que d'une personne. Son maître izumi, terrifiante femme cruelle. Que lui avait elle fait pour ainsi ne pas le nier... Et bien hors mis l'avoir envoyé avec son frère encore jeunes dans un lieu désert où ils auraient pu mourir, les avoir mis au tapis tout en lisant un livre sans doute des plus intéressants, les maltraiter, les massacrer, et leur faire trèèès bien regretter actes ou paroles, elle avait un don en alchimie qu'Edward n'avait encore jamais réussit a égaler... Enfin, cela faisait longtemps. Peut être... Passons sur ces souvenirs assez effrayants et revenons au sujet. Il détestait se retrouver inférieur, et avouer avoir eu peur de l'armée était tout simplement exclus. Il avait gardé son sourire, pourtant on voyait bien dans une infime partie de ses yeux ses souvenirs, ou plutôt ce qu'il ressentait. C'est a dire des regrets mêlé de terreur... Une terreur comparable a un enfant qui avait peur de se faire gronder. Et de l'autre coté il gardait sa part de maturité. Maturité qu'il gardait lors de ce genre de souvenirs. La vie lui avait donné cet réflexion sage en échange de son erreur. Il pensa a s'allonger un moment mais le sol était trop peu confortable et se contenants d'un penchaient de tête, fixant toujours Hay.

" Je ne craignais pas vraiment quelqu'un... C'était juste un léger stress, je pensais que l'on me suivait... Et dans mon cas, croiser un espion ou un militaire est amusant mais assez, je dois l'avouer... Ennuyeux. "

Bon, sans doute avait elle compris qu'Ed était un parasite, ou bien elle avait des soupsons. Alors quitte a répondre a une question habituelle comme le pourquoi, il enchaina, prenant son temps a dévoiler les indices.

" Bien que de venter ces chiens me déplaise, ils en ont attrapés plus d'un et mes venues fréquentes commencent a éveiller des soupsons. "

Pour conclure, il allait juste dire quelques mots qui pourraient éclaircir ses dernières pensées, voir confirmer. Son sourire devint plus large, relâchant toutes ces traces dans les yeux qui faisaient de lui quelqu'un a l'apparence sage pour laisser place a un gamin moqueur et arrogant. Les facettes d'Edward changeaient beaucoup ces temps ci, surtout en revoyant des amis ou faisant des rencontres intéressantes, tout comme celle avec le lieutenant, homme qu'il n'appreciait guère.

" Parasite, toujours aussi enchanté. "

Il avait dit cela comme quand on de présente. Si elle s'averait une ennemie, Ed n'aurait autre moyen que de partir, laissant la jeune fille plantée la. Un instant il regarda autour de lui, comme si on bombe allait lui atterit dessus en prononçant sa piètre catégorie.

(fait sur iPod, pardon des fautes et mise en page a venir ~ )










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MessageSujet: Re: Malchance. [PV Hay]   Sam 17 Sep - 19:18

Il ne semblait pas connaître le mot appelé "ironie". Ou du moins, il ne semblait pas la reconnaître lorsqu'elle se présentait à lui. Ça je pouvais le deviner facilement grâce à l'expression de son visage. Perplexe. C'était une bonne chose, troubler l'ennemi. Mais y avait-il un ennemi ? Et moi pendant ce temps je passais pour quoi ? Hum. Je préférais ne pas me poser la question. D'ailleurs lui aussi semblait louche. Alors quoi ? Alors rien. On était là, à discuter, lui assis en tailleur au milieu de la crasse, moi debout, près des poubelles. C'était un spectacle tout à fait remarquable. J'eus presque envie de rire. Presque.

Les instants qui suivirent ma question furent long. Il semblait réfléchir. Lui aussi avait des choses à cacher, et ça, je m'en doutais. Pas besoin d'être devin.
Tout d'abord, il sembla perdu : "Elle parle de quoi celle-la ?", je pouvais presque lire ses pensées. Puis ensuite, il parut réellement réfléchir, comme s'il cherchait quelque chose... Des souvenirs ? Ou une réponse qui lui permettrait d'en dire le moins possible ? En attendant, je plongeai mes yeux dans son regard. Toujours cette foutue maturité. Ah du nouveau ; du regret maintenant ? Ou de la terreur ? Ou les deux confondus ? Pourtant, quelques instants après, il me sembla que j'avais rêvé, que ces deux émotions ne s'étaient jamais baladées dans ses yeux. Je finis par regarder ailleurs, attendant patiemment qu'il me réponde. Ah vraiment ? Patiemment ?
Oh, il ouvre la bouche. Enfin.

"Je ne craignais pas vraiment quelqu'un... C'était juste un léger stress, je pensais que l'on me suivait... Et dans mon cas, croiser un espion ou un militaire est amusant mais assez, je dois l'avouer... Ennuyeux."

Croiser un espion. Il était donc indésirable dans la ville. Les ennemis de mes ennemis sont mes amis. Tss, je n'croyais pas à ces conneries moi, on ne me la faisait pas. Et il n'était pas impossible que le type mentit. Et là, je me sentis tout à coup ridicule. C'était quoi toute ces idées miennes ? J'étais devenue aussi méfiante que ces enfoirés du gouvernement. Donc, supposons que je n'étais pas méfiante et que ce gars là disait la vérité, il serait donc quoi ? Parasite ? C'était l'unique possibilité, qu'il fut de la rue était exclus, suffisait de voir comment il se tenait là, à l'instant.
Ou alors il était espion, et il m'avait sorti la phrase la plus stupide qu'il fut : "qu'il n'était pas un espion". Hum, il ne serait pas idiot à ce point là, non. Enfin, il m'aurait déjà tué s'il en avait un minimum là haut (en bas aussi, m'enfin, tuer quelqu'un ce n'est pas rien).
Et moi qui croyais que sa phrase était terminée. Mes pensées furent interrompues brusquement lorsqu'il enchaîna avec un :

"Bien que de vanter ces chiens me déplaise, ils en ont attrapés plus d'un et mes venues fréquentes commencent a éveiller des soupçons."

Finalement, ce type-là commençait à me plaire - vu qu'il était exclus qu'il mente, à moins qu'il ne fut un imbécile pas fini. S'il venait en ville rien que pour rendre des visites de courtoisie à l'armée, alors dans un certain sens, nous avions le même but. Certes, il le faisait peut être seulement pour s'amuser mais même ainsi, il m'était quand même utile. Sauf que la foutue maturité qu'il avait dans son regard me tapait sur les nerfs. Donc pour l'instant il était hors de question de l'embaucher ou même de le mettre au courant de notre guérilla. Il m'énervait encore trop pour cela. En quoi ? Aucune idée. C'était juste son petit air, sa petite maturité, la petite posture qu'il avait, là, assis entre les ordures.

"Parasite, toujours aussi enchanté. "

Il n'arrêtait vraiment jamais de parler lui. Il disait donc qu'il était parasite. Bien, bien, j'avais bien supposé alors. Ou alors il continuait de mentir. Mais j'en doutais vraiment.
Derrière moi devait se trouver une poubelle, si j'avais bien vu lorsque je m'étais rapprochée, en sortant de l'ombre. Couchée sur le côté, elle était tombée. Sans doute la faute à un chien. Pauvres animaux, ils ne savaient même plus quoi manger. Je crus bien qu'elle était grise, ou du moins le semblait : la ruelle était assez sombre. Je posai donc mon derrière sur la chose plus ou moins propre.

Au loin, la vie suivait son cours. J'entendais les bruits de la ville comme à travers de l'eau. Ils étaient flous, ou le seraient si un bruit pouvait l'être. Et malgré ce brouhaha sourd, le monde était en silence. En parti depuis que le gars s'était tu. Surtout depuis que le gras s'était tu.

Mais il n'y avait pas de bruits sur terre. Ni sur le fleuve, car le soleil n'était pas encore levé. J.M Le Clézio.

J'avais murmuré ça sans m'en rendre compte, pour moi même. Je doutais, j'espérais que le type n'avait rien entendu. Ma bouche semblait de plus en plus penser d'elle même. Et ça, ce n'était pas bon. Il aurait fallu que je la remette à sa place. Mais ce n'était pas le moment, pas devant le blond.
Je savourai encore quelques instants la phrase, heureuse de m'en être souvenue, me prouvant à moi même que je n'avais rien oublié. Le passé ne m'échappait pas encore, il fallait en profiter : la vieillesse prenait tout. Mais enfin, pourquoi m'en préoccuper ? Je mourrais surement bien avant que la vieillesse ne soit là. Voilà l'avantage de mettre toujours sa vie en périls, on était sûr de crever lors qu'une de ses expériences. La vieillesse, tss. Hors de question que ça m'arrive.

Je levai soudain la tête, me souvenant brusquement que le gars était toujours là. Qu'avait-il dit ? Ah oui, qu'il était parasite. Maintenant, c'était mon tour de me présenter.
Seulement deux petits mots, et tant pis si je crevai.

Rebelle, enchantée.

J'aurais mieux fait de me la fermer.
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MessageSujet: Re: Malchance. [PV Hay]   Dim 18 Sep - 13:54

Elle s'assit et ne dit rien pour le moment. Il n'y avait plus qu'un bruit de fond assez frustrant. Il n'avait plu l'habitude des bruits de pas continuels dans les rues, des voix claires qui emplissaient les chemins. Non, depuis sept ans on entendait soit les hurlements durant un conflits, ou bien c'était les messes basses. Ou encore tout simplement un calme plat. C'était ces moments qu'Ed appréciait plus, pouvant réfléchir correctement. Un murmure se fit entendre sans que le blondinet ne comprenne quoi que soit, trop attentif sur ces bruits sourds. Il serra les mâchoires, regrettant de n'avoir écouté. Et merde, qu'est ce qu'elle avait bien pu dire? L'ignorance était un point qu'Edward ne supportait pas vraiment. Elle le regarda à nouveau.

“Rebelle, enchantée.”

Un large sourire se traça sur son visage. La nature de celui n'était pas vraiment clair. Ses yeux pétillaient, il fixa un moment Hay. Il ne pu s’empêcher de lâcher un rire sur la situation. La méfiance avait pris place alors que les jeunots semblaient dans le même camps. Il pencha la tête à nouveau, gardant ce même sourire collé au visage. Ça devenait de plus en plus interessant...

« Rebelle? Dommage que je n'en ai pas entendu parler avant... »

Son air était tout à fait franc. Il se releva en s'étirant encore, calmement. Plus le temps avançait, plus les choses prenaient une tournure intéressante. Il avait une soif avide de combat, régler le compte de ces chiens. Il l'observait toujours espérant qu'elle continue sur ce sujet.










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MessageSujet: Re: Malchance. [PV Hay]   Dim 25 Sep - 18:06

Et voilà. Grande gueule. Et l'autre ne trouva rien de mieux que de sourire. Pourquoi il souriait comme ça celui-là hein ? Sauf qu'il ne souriait plus, non, maintenant il riait. Ahah. Hilarant. Il faudrait m'expliquer. Il me refaisait le coup du pigeon. Le même que celui de tout à l'heure, à savoir de rire bêtement et pour un rien semblait-il. Peut être avait-il des troubles mentaux, qui sait. Et dans ce cas là, j'avais bien perdu mon temps. Je préférais encore envisager l'option "ce doit être nerveux", même si le fait d'avoir affaire à un cinglé devait être tout à fait intéressant.

Puis alors, le rire cessa. Le type pencha légèrement la tête, un mouvement qu'il semblait avoir l'habitude de faire. Ses lèvres remuèrent tandis qu'un « Rebelle? Dommage que je n'en ai pas entendu parler avant... » se faisait entendre.

C'était une invitation à en dire plus. Or je n'avais absolument aucune envie d'en dire plus. Pourquoi le ferais-je ? Il pourrait aider certes à l'avenir et si, comme il le disait, il donnait du fil à retordre à l'armée, alors il pourrait être un atout. J'avais réussi à me convaincre qu'il ne mentait pas, qu'il était réellement de notre côté mais même ainsi, j'étais réticente à m'étendre sur le sujet.
La phrase avait était dite de manière franche, alors que redouter ? Mais c'était c'est même franchise qui me troubla. Lorsqu'on était hors la loi, qu'on essayer de se cacher, on n'était pas franc. Ou du moins, c'était ainsi que j'envisageais les choses. Ceux de la rue n'étaient jamais franc. Mais qu'en était-il des parasites ? C'était le tout premier que je rencontrais. Avaient-ils eux le besoin de sa cacher ? J'en doutais fort. Il avait plutôt l'air confiant, alors tant qu'à faire, autant la rouvrir. Je pouvais toujours répondre le strict minimum. C'est ça oui, le strict minimum.

Vraiment ? Les rats, ils ont bien étouffé les bruits...

Entre temps, le blond s'était relevé et continuait de s'étirer. J'en fis autant à quelque chose prêt, si ce n'est que moi je m'étirais de façon plus retenue et bien plus charmante.
Il semblait impatient, et curieusement, bien qu'il resta immobile, il me fit penser à un chien tenu en laisse devant une plaine herbeuse. Il semblait avoir hâte. Mais de quoi ? Si lui aussi n'espérait qu'une excuse pour aller rendre visite à ces chiens, alors je m'estimerai ravie. Enfin il se passait quelque chose dans cette foutue ville.
Et en pensant à tout ce qui pourrait se passer, je ne pus m'empêcher de sourire.
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MessageSujet: Re: Malchance. [PV Hay]   Dim 25 Sep - 19:52

    Si Edward savait tout ce que pensait Hay, cela ferait longtemps qu'il se serait mis à hurler. Bien longtemps qu'il aurait répliqué voir balancé un truc dans la gueule. Bien que le gringalet n'apprécie pas vraiment de se battre avec le sexe opposé. Encore une fois, pas parce qu'il les sous estimé mais il sait qu'elle savent très bien se défendre. Peut être ces pensées noires remonteraient elles à la surface, bien qu'elles soient déjà trop présentes à son gout.

    Vraiment ? Les rats, ils ont bien étouffé les bruits...

    Elle s'étira plus gracieusement. Les surnoms donnés à tout ce qui touchait l’état étaient amusants et tournaient tous autour des animaux. S'il n'avait rien d'autre à faire, Edward aurait tenté de répondre à la question pourquoi. Mais ces temps si, sa vie remuaient. Beaucoup. Trop. Oui c'est cela, beaucoup trop. Même si dans un sens, Edward préférait cela au calme plat habituel, il redoutait que ça ne tourne trop au vinaigre pour ceux qui lui sont chère. Ses pensées se stoppèrent là quand il vit le sourire de la jeune fille. Enfin pourrait on soufflait. Mais Edward se contenta de garder son sourire qui, à ces pensées sombres s'était légèrement effacé.

    « Ils savent très bien garder quelque chose de confidentiel. »

    Et le blondinet savaient de quoi il parlait. Même s'il faisait abstraction de ses pensées, il en était lui même la preuve. Qui connait l'histoire du petit alchimiste qui a tenté de ressusciter sa mère? Qui savait d'où venait ce surnom de Fullmetal? Personne hors mis les hauts placés qui, dans leur propre intérêt et celui de tous les anges démons et vampires n'avait intérêt à ne rien révéler. Sur ce point Edward était tranquille même s'il redoutait quelque peu le fait d'en affronter un qui connaisse son histoire. Qui connaisse ses points faibles. A présent il avait envie de se rassoir... Il se retint, évitant de se lever, de s'assoir puis de se lever et de se rassoir.

    C'est un coup de feu qui le fis sursauter. Cela n'était pas si proche mais Edward cru bien que c'était pour lui, alors d'un réflexe le jeunot avait joint les mains. Il regarda autour de lui un moment, cherchant la moindre menace, l'oeil plus mauvais. Rien. Et merde, il avait bien l'air con à présent. Il s'empressa de déjoindre les mains et de se gratter l'arrière du crane. Tout ce qu'il espérait c'était qu'elle ne demande rien. Bien que son tempérament à ne as beaucoup parler le rassurait.










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MessageSujet: Re: Malchance. [PV Hay]   Lun 17 Oct - 15:35

« Ils savent très bien garder quelque chose de confidentiel. »

La phrase tinta à mes oreilles. L'effet d'une sonnette. C'était moi ou le type venait de me dire, mot pour mot, que, soit il avait fait une connerie, soit il avait travailler pour le gouvernement ? A chaque fois qu'il ouvrait la bouche, il m'en disait un peu plus. Bien, bien je m'en accommoderais. J'avais donc acquis la quasi-certitude qu'il n'était pas devenu parasite suite à une "malencontreuse histoire familiale". J'aurais adoré l'idée qu'il eut perdu son poste dans le gouvernement après avoir fait une énorme connerie. Ça pourrait paraître égoïste, mais ce que ça aurait été bon. Ledit gouvernement, dans sa bonté et sa magnificence - et j'en aurais ri !-, se laissant aller indolemment dans la lâcheté. Ooooh, ce que ça aurait pu être bon. Et je priai, je priai pour que ce fut vrai ! Et seul l'Autre savait ce que ça me coûter de prier un Dieu qui, comme chacun le savait, se reposait depuis longtemps sur ses lauriers et n'était pas près de se réveiller - heureusement que ma Dieuse est là *^*. Mais il restait encore l'autre possibilité, celle que le type eut fait une connerie par le passé. Ça m'avantageait tout autant, mais ça aurait été moins comique. Des conneries, on en faisait tous. Voyons le bon côté des choses, quelque fut la cause de son expulsion, le type en voulait sûrement au gouvernement, je n'aurais donc pas trop de mal à le convaincre de se joindre à nous.

Une migraine naissante interrompit mes pensées. Mmh... Je réfléchissais beaucoup trop. Au moins, je me sentais soulagée, la discussion semblait plus ou moins close, je n'aurait plus à la rouvrir. J'eus soudain envie que la journée se finisse, et vite. Elle avait été assez pénible dans son ensemble, j'estimai que s'en était assez, qu'il était temps que la nuit tombe et que je retourne dans la trou qui me servait d'abris.

Il y avait d'ici trois jours, j'avais trouvé une petite fleur blanche, à peine un tache clair bravant la crasse de la ville. Je n'en avais jamais vu de pareil, ma mère me répétait souvent qu'il fallait faire des vœux lorsque quelque chose de nouveau se présentait à nous. J'en fis un. Que tout aille pour le mieux. Si je avais pensé à un quelconque instant qu'un coup de feu pouvait être ce qu'il y avait de mieux, j'avais été bien naïve.

Le bruit strident plomba l'ambiance et par la même occasion, suivant son bonhomme de chemin à travers mes oreilles, me vrilla les tympans. Il était bien gentil celui-là de donner un coup de pouce à ma migraine, histoire qu'elle se fasse encore plus ressentir. Elle m'aurait gentiment gueulé dans les oreilles pour me faire savoir qu'elle était là, ça m'aurait fait le même effet. Tsss. Le cache-œil et la migraine, de la bonne compagnie. Il aurait fallu que je pensasse à remercier l'Autre d'En Haut.

En face, le type avait sursauté. Je l'avais clairement remarqué étant donné que c'était lui que je regardais lorsque l'autre fou furieux avait laissé s'échapper une balle. Mais ce n'était pas ça ce qui m'avait frappé, non. Tout le monde sursautait lorsque se faisait entendre une détonation. Par contre, peu de gens joignaient les mains. A moins que ce ne fut parce que le trou noir d'un canon se trouvait devant les orifices oculaires de quelqu'un, je connaissait peu de personnes qui ne priassent. Mais le type en face de moi, priait-il réellement ? La façon dont il avait porté ses mains devant soi afin de les joindre me faisait plutôt penser à une sorte d'autodéfense, comme quelqu'un se mettant en garde avant un combat. Faisait-on du Kung Fû en priant les mains jointes ? J'aurais donné beaucoup pour voir ça.

Entre temps, le type avait déjoint les mains et se gratter - toujours de manière charmante, si, si - l'arrière de son crâne. Le mouvement soulevait par intermittences ses cheveux blonds, laissant voir la racine de ce qui semblait être une tresse - et qui en était une si j'avais bien remarqué tout à l'heure. Gêné. Ahah c'était son tour ! Ce n'était plus moi qui sortais des poubelles mais lui qui se grattait l'arrière de la tête. Ah chacun son tour mon vieux. Un court instant, il sembla dire "Merde. Qu'elle ne pose pas de questions !". Mec, je ne te ferais pas ce plaisir.

“Croyant ?”

Non.”, Puis moi “Ah bon ? J'ai cru. Dis-moi, on te poursuit ?”. Et là, j'aurais souri. C'était déjà tout écrit.
Je me régalai déjà de ma victoire prochaine, oubliant tout bonnement le coup de feu. J'entendis au loin des pas pressés, quelques cris. Merde. Ça se rapprochait.

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MessageSujet: Re: Malchance. [PV Hay]   Lun 17 Oct - 21:25

    Elle le fixait, comme pour évaluer le moindre de ces faits et gestes. Et ceci avait le don de gêner un peu plus Edward qui ne savait plus que faire. Celui ci avait le don de paraitre coupable et de s'attirer les pires ennuies. C'était lui. Depuis tout petit déjà, il se prenait les pieds dans tout ce qui trainait, tombait de chaque branche et arrivait toujours au mauvais moment. Malgré cette malchance, il gardait une soudaine habilité, dans le combat certes, mais aussi dans toutes ses "mauvaises" passes. C'est à dire quand, en cours, il lisait ses bouquins d'alchimie pris sans permission dans le bureau de son père -c'est d'ailleurs là qu'il a appris de nombreuses choses sur la transmutation humaine- et ses provocations envers les adultes. Tous ses coups pour faire vengeance à Al fonctionnaient en général, mais la seule chose ou il n'y avait rien de catastrophique, c'était en général la logique. Tout ce qui paraissait logique mais compliqué il l'assimilait très bien et y arrivait tout autant. A l'inverse, tout ce qui "n'avait rien de logique, il faut juste apprendre pas comprendre" et bien cela... Vous ne pouviez pas lui rentrer ça dans la tête . Ça ne rentrait pas, sans explication, c’était juste impossible. Toutes ces réflexions bizarres des autres -dans toutes les langues ou matières- c’était juste con.
    Tous les malheurs qu'il ne comptait plus étaient sûrement du au simple fait que, lorsque l'on sort du lot, il ne nous arrive rien de bon. Jamais, et le blondinet n’échappait pas a cette règle. C'était assez défaitiste mais dans le vrai. Il y avait des choses que l'on ne pouvait pas changer.

    “Croyant ?”

    Ça aurait pu être un prétexte. Malgré le fait qu'il évitait le mensonge, il y avait certains cas -comme celui ci- qui l'y obligeait. Qui irait dire a un parfait inconnu:" Salut! Alors tu vois je suis un ange, j'ai des auto mails parce que j'ai essayé de ressusciter ma mère quand j’étais enfant mais finalement ça a crée un truc pas humain, mort en six secondes et j'y ai perdu mes membres et le corps de mon frère, mais bien sur pour tout ça, j'utilise l'alchimie!". A mon humble avis, je dirai personne. Personne, car demain, il pourrait s'avérer être ton pire ennemi ou il pourrait le dire a n'importe qui. Bref, c'était une question de confiance.
    Passons à la réponse... Que pouvait il dire? Déjà répondre a sa question. Et là était le problème...
    ... Ou la vérité, ou Dieu...
    Même si n'importe qui aurait compris, lui ne savait pas du tout. Déjà, un dieu, qu'est ce que c'était? Existait il? C'était quelqu'un qu'un disait de bon... Mais celui que le gringalet avait croisé n'était pas quelqu'un a proprement dire de gentil. Il était juste sadique. C'était un domaine a débattre. Là, dans sa songerie rapide sur ce thème, des cris se rapprochaient.

    " Pour toi, c'est quoi un dieu? "

    Sans réponse, il ne pourrait pas la lui donner. Et par ce sujet, il espérait la distraire du sujet initial, a savoir l'alchimie. Edward rapporta ensuite son attention sur les ruelles d'en face. Des gens? Il s'avança vers celles ci, scrutant l'horizon. Il aurait aimé pouvoir créer un mur, simulant une impasse pour rester dans le calme. Mais non. A ses pensées, son regard s'était automatiquement posé sur Hay. Il ne pouvait pas par pure prudence. Meeerde. Mais pourquoi y avait il des personnes qui n'étaient pas au courant des dons de certaines personnes? Il fixa a nouveau la rue, cherchant un quelconque moyen de garder le calme. Étrangement, il ne voulait pas faire le con aujourd'hui. Ou plutôt a cette heure ci, car en fin de journée, peut être pourriez vous le croiser, provoquant puérilement un policier qui passait par là.

    Je suis simple mais compliqué, ouvert mais fermé, égoïste mais généreux, logique mais tellement illogique.










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MessageSujet: Re: Malchance. [PV Hay]   Lun 31 Oct - 21:27

Le temps, le temps. Il s'écoule, il vous échappe des mains le perfide. En tout cas, c'est vrai que le gars mettait du temps à répondre. Il hésitait, peut être même entre la vérité et le mensonge. C'était presque toujours le mensonge qui gagnait. Comme l'histoire des galets dans la rivière. L'eau gagnait toujours. Elle était pourtant réticente, fuyant sans cesse les ronds galets. Elle fuyait vers la surface, faisait des remous puis retombait lourdement. Le prix que tout être doit payer pour vivre sur cette terre, l'attraction terrestre. Même si l'eau n'était pas un être, ça fonctionnait quand même. L'eau, flexible, n'aimait pas les galets durs. Mais avec temps et persévérance, elle parvenait à les éliminer, les polissant petit à petit, jusqu'à ce qu'il n'en restait plus rien. La vérité était dur et inflexible, pareile aux galets. Le mensonge mauvais et soyeux, doux au toucher, cruel dans son cœur. L'eau aussi l'était, l'eau tuait.

" Pour toi, c'est quoi un dieu? "

L'autre tenta de faire le philosophe. Ma foi, pourquoi toujours essayer de se casser la tête ? Genre de question sans réponse. Le cerveau ne pouvait en contenir que quatre. Où est ce que j'avais bien pu lire ça ? Oui, c'était bien ça, puis ensuite il était écrit qu'une fois que l'on se défaisait d'une, une autre prenait la place vacante. En bref, toujours quatre questions. Ça ne servait à rien donc de s'en défaire. Comme ça devait être tortueux d'être philosophe. Remarque t'avais du boulot pour toute ta vie, et même plus. Une fois mort, combien de questions s'engouffraient dans le labyrinthe de néant du cerveau ? Les oreilles ouvraient des voies pour les courants d'air, des voies pour des questions sans réponse. Combien s'y logeaient ? Mille ? Plus ? C'était sans doute pour ça que les morts ça s'enterraient, pour que l'air n'amena plus de questions dans le cerveau enfin au repos. Hum, quoiqu'il en fut, moi j'y croyais pas à leurs conneries. Si j'essayais de compter toutes les questions sans réponse qui trainassaient dans ma tête, j'aurais pas fini avant 50 ans. Au moins. Si en plus elles étaient remplacées au fur et à mesure... Heureusement que moi, contrairement à l'autre, je n'essayais pas d'y répondre à toutes. Tu parles, ça crèverait tellement quelqu'un qu'il finirait dans le coma, sur et certain. En tout cas, j'étais trop fatiguée, hors de question de me creuser la tête pour le blond.

Un type qui se terre Là-Haut. Trop peur de descendre. Le pauvre, faut le comprendre. Enfin, faudrait le comprendre.

Je m'étais appliquée, une jolie phrase, plus ou moins longue, accompagnée d'un petit signe, un doigt désignant le ciel. J'espérai qu'il écouterait. Trop de questions, ça tuait l'envie de vivre. Dans la vie, pour survivre il fallait être objectif, les questions, c'était tout sauf objectif.

Je divaguait. Encore. Pourquoi m'avait-il poser cette question au juste ? Ah. Je lui avais demandé s'il était croyant. Ah, ça me revenait, une histoire de mains jointes. Ce n'était pas si grave au fond. Avec temps et persévérance, j'aurais un jour ma réponse. L'eau, comme un parasite. Mais l'eau c'était aussi la vie. Je n'étais donc pas si mauvaise au fond.

Je me sentit froissée. Cela me vint soudainement. Soudainement mais non sans raison. Car enfin, l'autre, le type - m'avait-il dit son nom au juste ? J'avais peut être déjà oublié... Flagrant - s'avançait vers l'extrémité de la rue, comme intéressé. J'eus envie d'agiter les bras en braillant "Hééé, c'est ici que ça se passe, on a pas fini !!". Non, on avait pas fini malheureusement. Quoique, je commençais à apprécier le blond. Le malheureusement était peut être bien en trop. Laissons-le là, on ne se sait. Je changerai peut être d'avis à l'avenir. Avenir proche s'il continuait à se comporter comme ça. J'étais là, et je n'aimais pas que l'on ne fasse comme si le contraire. Non pas que j'eusse besoin de me sentir vue et appréciée, parfois il m'était bon de me taire et de disparaître. Ce qui me froissait c'était lorsque quelqu'un et moi discutions et que soudain je n'existais plus. Tsss, c'était manquer sérieusement de politesse et la politesse j'y tenais car enfin, on pouvait être de la rue et poli. C'était rare mais ça existait. L'eau aussi ça polissait. Ça ne l'était pas mais ça polissait.

Je fronçai les sourcils. Ce que je venais de penser n'avait aucun sens. Entre être poli et polir, il y avait une sacrée différence. Je me sentais réellement fatiguée. Et au juste pourquoi le gars regardait vers l'extrémité de la rue ? La réponse vint à moi tout de suite, claquant dans l'air restreint de mon cerveau - y avait-il de l'air dans la boîte crânienne ? Question inutile. C'était à cause des gens qui accouraient. Oui, il y avait eu une détonation, ça me revenait.

Le type sembla hésiter. Il voulait faire quelque chose, il en donnait l'impression. Puis il me regarda. Cela sembla le décider. Il se calma, ne fit rien. Vraisemblablement, il tentait de cacher quelque chose. En réalité il ne le tentait pas, il le cachait, mais tout de même, ça se voyait qu'il avait quelque chose à cacher.

Pour ma part j'étais frustrée, je ne voulais plus que la journée se finisse, le type était intéressant. Trop par rapport aux citadins. Pour une fois que quelque chose se passer par ici. Je marmonnai entre mes dents quelque chose que je voulu pas trop grossier. Non. Ça pouvait être grossier, je m'en foutais. Quel crétin celui qui a tirer. J'espérais que personne n'aurait l'idée de bifurquer dans la ruelle. Si l'un tournait, les autres suivraient. C'était connu, tous des moutons. Pas étonnant que ce fut si simple pour le gouvernement de tous les manipuler. Je les entendais d'ici bêler, apeurés. Pauvres bêtes. Et le gouvernement, leur bon berger les guidant vers leur propre mort.

La pensée - à savoir celle de la mort des citadins- claqua comme sa grand sœur, sa précédente, dans mon cerveau. Il était réellement temps de faire quelque chose. Je regardai le blond, me demandant s'il pourrait nous aider. Mais à nouveau des bruits de pas, plus forts, beaucoup plus proches. Ça me vrilla un court instant les tympans, la migraine devint encore plus forte mais le tout se calma. Les pas était toujours là, à notre niveau. Quelques mètres plus loin, les moutons bêlaient, se bousculaient. Je m'amusai mentalement à essayer de deviner le nombre de personnes tombées et piétinées qu'il devait déjà y avoir. Je me ressaisis. C'était cruel. Mais drôle. Hum. Laissons de côté.

Je regardai à nouveau le blond. Une question me tailladait depuis quelque minute. Elle m'était revenue brusquement, comme la plupart de mes pensées, sans prévenir. Son nom.

Au fait, quel est ton nom ?

Je m'en foutais pas mal qu'il répondisse ou non, au moins j'aurais essayé d'avoir son nom. Je ne lui laissai pas réellement le temps de répondre, il répondrait quand bon le lui semblera. Ainsi, j’enchaînais rapidement avec un :

Ils sont bruyants non ? On dirait des moutons. En moins utiles.

J’avais ainsi voulu dire que les citadins étaient dérangeant, qu’on pourrait aller voir ailleurs, pour être plus au calme. Ou alors j’avais juste voulu combler le silence. Silence qui régnait seulement dans la ruelle, dans l’avenue, c’était une fête qui éclatait. Une fête où l’on dansait. Où l’on dansait la valse pour être précis. La valse sous la slave de balles. Où avais-je encore lu ça ? En plus, c’était faux, il n’y avait eu qu’un seul tire. Pas de quoi s’affoller de la sorte. Enfin c’était des moutons, il ne fallait pas trop s’étonner.

J’avais l’impression d’être déconnectée de ce monde, de ne pas en faire réellement partie. Que la ruelle était à part, le reste planait plus loin, loin des poubelles, du blond et de moi. Ça ne me gênait pas. Ça aurait pu durer longtemps comme ça. J’aurais aimé que ça dure comme ça.

Mais un mouton bifurqua. Ces pas résonnèrent dans la ruelle, seuls, affolés, martelant le sol au rythme de la danse. Rapide la danse. Non, ça n'avait pas était une valse ce que l'on entendait au loin, ça avait été une sorte de salsa, quelque chose avec un rythme soutenu. Il fallait d'ailleurs avouer que c'était assez entrainant. Je comprenais un peu que ces braves bêtes se suivissent, si elles étaient tout particulièrement sensibles à la musique. Et vraisemblablement elles étaient sensibles à cette musique. La mélodie de la peur, elle affectait tout le monde, les moutons y compris.

Le bruit me ramena 5 ans en arrière, le jour où nous avions décider de frapper notre grand coup. Il y avait eu les mêmes bruits, des pas, affolés. Ils avaient été nombreux mais m’avaient pourtant semblaient si seuls. C’était bien vrai, ça avait été un carnage. Combien de personnes étaient mortes ? Par la faute de qui ? Par la notre et celle du gouvernement. Je les voyais là, ces passants apeurés, courir devant mes yeux, s’éloignaient ne laissant seul qu’un groupe de jeunes dépravés vite encerclé par un cerceau d’armes, de feu et de sang. Le feu giclait, lécher la ciel puis disparaissait. Le sang giclait, léchait le ciel puis retomber. Comme l’eau dans les remous. Il fuyait un corps pour retomber plus bas. Il giclait dans le ciel, sur le sol, sur les membres. Il giclait sur la vie. Mais l'eau, elle avait vaincu les galets. Le sang lui avait perdu cette bataille. Ça avait été un véritable carnage. Et je m’en étais sortie indemne. Un vrai miracle. Je m’étais sentie coupable au début, de m’en être sortie et pas les autres. J’avais vu une ouverture. Les corps s’étaient ouvert sur un bout d’ombre, un petit bout de mur sal, plein de sang et puant la mort. Un petit bout de mur qui servait à soutenir un petit bout de porte. Une illusion, un mirage. La vie parfois ne tenait qu’à un fil. Ça aussi c’était une connerie. Pour moi, elle n’avait pas tenu à un fils, elle avait tenu à un mirage. Car ce que j’avais vu, c’était une porte, une promesse, mais pas un fil. Je m’étais précipitée dans ce bout de promesse. Un homme m’avait suivi, un soldat. Il avait du me voir à l’instant où j’avais tenté d’ouvrir la porte. Il s’était précipité sur moi et avait percuté la porte de plein fouet. Moi je l’avais évité, un vrai petit miracle. Le type hérisson, tout plein d’échardes ne s’était pas relevé. Comme quoi, le cerveau ça servait bien à quelque chose. Il aurait dû réfléchir, tirer, quelque chose. Mais pas faire ça. Je détestais voir mourir des hérissons. Je m’étais ensuite retrouvée de l’autre côté du cercle de soldats, les tires fusaient vers l’arrière, et moi j’avais une rue face à moi. J’ignorais comment cela avait pu se produire. Si c’était les échardes qui avaient fait s’écarter les autres soldats, si ces soldats étaient morts par un quelconque miracle. Le fait était que j’avais devant moi la porte et, plus à ma droite, la rue. J’avais opté pour la rue, les maisons, ils les auraient fouillées. Ils aimaient bien ça, fouiller. Je m’en étais sortie, mais j’avais été assez lâche. Pouvait-on pardonner ? Je serais morte si je ne l’avait pas été. Tout ceux qui étaient vivants avaient été lâches. Oui ça pouvait se pardonner, pour avoir la vie, dans ce monde ci tout était possible. Tout était possible, même agir comme des moutons. Jusqu’où nous mènera la vie ? Sans doute jusqu'à la mort. Les moutons agissaient ainsi pour se sauver. Ils pensaient qu'ainsi le gouvernement les laisseraient en paix. Or, c'était en agissant ainsi que le gouvernement comptait les mener vers la mort. N'y avait-il donc rien à faire ? Était-ce comme cette journée là d'il y a 5 ans ? Le sang et le feu giclant, et à qui plus lâche gagnera ? Non ce n'était pas pareil. C'était différent, bien différent. Peut être qu'il faudrait penser comme l'eau, persévérer, et vaincre les galets. Mais le gouvernement était bien plus solide que les galets.

Je clignai de yeux, revenant à moi. Elles n’avaient duré que quelques secondes les sombres pensées. Quelques instants durant lesquels j’avais fixé l’endroit d’où provenait le bruit, indécise. Et si je filais ? Ce serait le moment en effet. Non, je ne voulais pas perdre le blond. Il était trop intéressant.

Personne ne sembla le suivre. Ce n’était peut-être pas des moutons tout compte fait. J’espérais très fort que ça n’en furent pas.
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Luca A. Sean
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MessageSujet: Re: Malchance. [PV Hay]   Dim 6 Nov - 19:23

    Un type qui se terre Là-Haut. Trop peur de descendre. Le pauvre, faut le comprendre. Enfin, faudrait le comprendre.

    Il doutait. Il doutait de son esprit. Mais lequel? Le sien ou celui de la jeunette? Bonne question. Qui était normal? Aucun surement. Mais lequel était le plus étrange? Lequel avait une façon de penser très peu lucide? Le blond sembla perplexe... Dieu, le tout puissant, celui qu'il voyait comme un être cruel et sans aucune pitié, avait peur. Wtf? Faux. Il en était certain. S'il avait peur de descendre, pourquoi Ed serait monté? Pour le punir, ça c'était un point certain. Et une punition assez originale il fallait le dire. Pour avoir voulu pouvoir enlacer leur mère encore une fois, ils avaient perdu leur corps, soit leur touché. Et il aurait peur? Peur de qui? De quoi? Lui même était impuissant contre la vérité. Tous l'étaient. N'était ce pas simple pour lui d'ôter une vie comme il l'eut fait avec son frère? Cette phrase semblait assez ironique sur la fin. A moins qu'il ne se fasse des idées. Quelle compassion pourrait il avoir pour ce monstre de cruauté? Plus il y pensait, plus son visage grimaçait. Un air qui exprimait de plus en plus le "Pardon?"

    Mais tout ceci elle ne le vit pas bien entendu. Cette grimace n'était que face à un mur qui ne pourrait pas lui répondre. Il préférait ne rien dire, ne plus y penser. Un débat inutile sur des choses qu'il essai de tasser. Mais Ed restait Edward. Propre à lui même, il ne pouvait pas s'empêcher d'y repenser. Alors il en parlait le moins possible. Et pour ne se pas faire interroger, quoi de mieux que de ne pas réagir, ou du moins, ne pas sembler réagir? Il retourna alors là où il était, près d'Hay.

    Au fait, quel est ton nom ?

    Le blond regardait Hay comme un chat regarde un chien courant après sa queue, comme un européen regardait un indien, comme un abruti regardant un surdoué lui parler soutenu, ou comme si elle venait de lui parler néerlandais en faisant la danse des canards. Bref, tout simplement comme si, ce qu'elle venait de dire, était... anormal. Son nom? Avait il rêvé? Ne lui avait il pas déjà dit? Si, elle même lui avait demandé quand il l'avait questionné juste avant. Oui, il s'en souvenait parfaitement. Problème de mémoire? Il n'en avait aucune idée, peut être même ne l'avait elle pas écouté comme il l'avait déjà fait. Elle continua par une phrase d'autant plus douteuse et bizarre.

    Ils sont bruyants non ? On dirait des moutons. En moins utiles.

    Des moutons? Inutiles? Éberlué. Il ne comprenait pas pourquoi un telle comparaison. Un mouton suivait, imitait. Eux, il n'avait pas la moindre idée de ce qu'ils faisaient. Etait elle voyante? En tout cas, l'aspect humain s'effaçait peu à peu à ses yeux. Mais il y avait toujours une grande possibilité. Passons, bien qu'il veuille comprendre, il savait que ça ne ferait que rajouter de l'huile sur le feu. Mais il s'y risquerait comme à son habitude. Des bruits de pas se rapprochant décrochèrent le regard du blondinet d'Hay. Apparemment, il venait par la droite, à environ une dizaine de mètre d'eux même. Fixant maintenant le croisement de rues, il aperçu un homme. Il répondit alors à la jeunette, ne lâchant plus l’intrus des yeux. Ami ou ennemi? Très bonne question qui méritait une réponse.

    « Edward Elric, je ne te l’avais pas déjà dit ? »

    C’était une question dont il avait déjà la réponse mais peu importe. C’était juste histoire de lui répondre de manière mois sèche. Il reporta son attention sur l’homme qui semblait perdu et paniqué. Une nouvelle fois la curiosité vint. La curiosité, quelle chose mauvaise. La vérité n’était pas toujours bonne à savoir. Non, certaines choses doivent rester mensonges. Et Ed ne savait pas encore à quel point c'était vrai.

    « Pourquoi des moutons ? »

    Les yeux dans la vague, il avait lâché ça comme n’importe quelle phrase. Alors que ça n’en était pas une. Non, peut être cela ferait sauter les nerfs du blondinet. Mais il voulait savoir. Une soif de savoir qu'il à depuis très jeune, avec laquelle il a acquit une concentration assez surprenante. Quand le jeunot lit un livre, personne ne peut le distraire si ce n'est lui même. Et il voulait tout connaitre, même ce qui est dangereux. Comme quoi, la curiosité était vraiment quelque chose de mal. Un nouveau coup de feu fit clignoter plusieurs fois Ed des yeux pour reprendre ses esprits. Oui, le monde revenait. Et merde. Elle n'avait pas tout à fait tort. On aurait pu comparer cet instant à des moutons qui se suivent. Mais c'était une bien dégradante comparaison. Quand à l’intrus, il paniquait un peu plus à chaque pas qui paraissait se rapprochait. Tout s’enclencha dans la tête du jeunot. Surement était il poursuivit. Et s’il était poursuivit c’était par la police ou l’armée. Et notre jeunot tilta. Ils allaient découvrir sur un plateau d’argent le gamin. Il n’avait ni envie de fuir ni de riposter. Son esprit se vivifia, cherchant une solution. Il regarda tout d’abord derrière lui. Un autre croisement qu’il connaissait. L’idée lui vint.

      Le premier gamin mit sa tête dans l’eau. Du moins seulement ses cheveux blonds. Un étrange sceau était tracé à la craie au sol. Des cercles, des triangles et quelques écritures. C’était bien là leur point fort. Pour leur âge, ils étaient déjà très doués pour cette pratique très peu commune. Celle-ci était basée sur les lois de l’équivalence et toute une science complexe et en majorité sur la chimie. Ils se servaient de l’aire, de tout ce qui constituait leur monde. Ils faisaient un tri sur les composants de chaque matière, pouvant les remodeler et une fraction de seconde. Il était facile ainsi de devenir sculpteur, peintre ou autre travaux manuel si nous avions déjà en tête ce que l’on souhaitait. Et là, le gamin avait son idée derrière la tête. Une expérience, un test. Son frère, plus jeune encore, observait. Il n’y avait bien évidemment aucuns risques, bien que l’ainé aimait se frotter au danger. Un éclair jaillit du sceau quand il y posa ses mains. Plusieurs même, ce qui, a l’encontre de toutes premières impressions, était bon signe. Aucun n’en fut surpris. Et ces éclairs ne blessèrent au grand jamais les deux frères. Au travers de la lumière blanche produite, on voyait les cheveux du plus grand se tinter de brun. Commençant tout d’abord par les pointes jusqu’aux racines. L’eau elle ne changea pas. L’alchimie. Edward regarda l’eau et sourit, regardant son frère.
      « Tu vois, j’avais raison. »


    Voilà l’idée. Comment reconnaissaient-ils Ed ? Par son physique. Sa taille, sa couleur de cheveux, ses habits. Il jeta un bref coup d’œil à ses gants. Il fallait les enlever, tout comme son manteau rouge. C’était trop particulier. Il lâcha un « je reviens » bref et marcha rapidement vers le croisement. Là il y tourna à gauche. Une fontaine, juste à quelques mètres. Il y était déjà allé plus jeune. Rapidement, il se détacha les cheveux, défaisant sa tresse. Il y trempa la pointe, refaisant exactement les mêmes gestes. A une différence près. Aucun sceau n’était tracé. Aucun support pour user de l’alchimie donc. Non, il joint simplement les mains et les pausa sur le rebord de la fontaine. C’était là la spécialité qu’il avait acquît lors de sa transmutation humaine. Un à un, ses cheveux devinrent brun, une touffe presque noire. Toujours rapidement, il chercha un moyen de cacher son auto mail. Autre particularité dont on lui a fait don au même moment. Là-dessus il n’avait pas trente solutions. Il n'allait tout de même pas revenir tranquillement l'air de rien avec une main en fer. Non, il ne devait et ne voulait pas. Et il ne pouvait en rien la camoufler sauf peut être... Il retira d’un geste vif son manteau rouge et le laissa trainer au sol, lâchant par la même occasion. Le seul moyen qu’il avait était simple et con. Il mit ses mains dans ses poches. Ses cheveux restèrent détachés, et il revint aussi rapidement qu’il était parti. Pourquoi ? Pour ne pas faire attendre longtemps la demoiselle qui surement l’aurait pris mal. Pas besoin qu’il la fâche et qu’elle commence à lui poser des questions. Oui, car il n’avait aucun moyen de trouver une excuse à ce changement de couleur miraculé. Elle en trouvera une seule. Tout comme si un abruti l’oblige à sortir sa main de sa poche. Ca va chier. Mais alors, il ne pourrait plus parler. Pire encore celui qui loucherait sur son bras. Il prit soin de ne pas regarder Hay revenant sur place, faisait comme si c’était le plus normal possible. Ah. Du nouveau. Des gens… Oui, pas mal de monde. La police lui semblait il. Certains observaient les deux jeunots d’une drôle de manière. Et Ed du faire de son mieux pour le ne pas lui hurler après. Hm, où était l’homme ? Dans la foule ou bien caché ? Tient, lui avait elle répondu ? Et merde, boulet. Tant pis, il espérait qu'elle allait répondre après, ou bien maintenant. La foule remuait beaucoup. Voir trop. Chacun se mit à regarder en direction des jeunes. Quoi quoi quoi? Il sentit son cœur battre à 100 à l'heure. Tout de suite, il cru être reconnu. Il avait donc fait tout ceci pour rien? Il marmonna, des mots qui ne semblait pas très saints. Mais au bout d'un moment il remarqua que ce n'était pas lui mais derrière. Ah? Il se retourna alors que les murmures devenaient de plus en plus forts. Il était bien derrière eux. Mais qu'est ce qu'il faisait là? Là, Edward compris qu'il état entre deux camps. Un futur parasite peut être et l'armée. Il regarda l'air incrédule les deux côtés, comme chacun prêt à dégainer.

    Et encore une fois, par un défaut vicieux, il ne put s’empêcher de jeter un regard à Hay. Trop curieux… Il avait l'air de dire "Qu'est ce qu'on fait maintenant?". Oui car il s'était démené pour ne pas se faire attraper, il n'allait tout de même pas aller frapper l'armée maintenant... Si? Avec une main dans la poche c'était peu pratique. Il se voyait très mal frapper le gens avec une main et ses pieds. D'autant plus qu'il y avait pas mal de monde. Arrestation? Il ne voulait vraiment pas risquer de se faire arrêté ou autre chose dans ce genre. Non, rester tranquille et sans rien faire était la meilleur solution, pour lui et pour le mec. Il ne pourrait de toute façon pas rester en ville vingt quatre heures sur vingt quatre. C'était certain.

    L'idée de rester ainsi plus souvent lui vont à l'idée. Mais il finit par refuser finalement. S'il devait se cacher de cette manière ce serait seulement de temps à autre. Il avait une identité et il devait se débrouiller pour se sortir de la merde seul, sans se créer une autre personne. De plus, ça ne le réussirait pas.











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Malchance. [PV Hay]

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